SA Mamers A : Les SA Mamers reçoivent Saint Berthevin – demain, 14h 30
Dix ans plus tard !

Dimanche après-midi, à l'instant du coup d'envoi (et certainement encore plus au coup de sifflet final !) Trois mamertins (en activité) auront le cœur serré, la dernière participation des Samistes

Au 7e tour de la coupe de France étant encore dans bien des esprits.

Dix ans déjà, que le Mamers de Gilles et Olivier Sepchat, Jérôme Jinjolet et Chaussis accueillaient au stade municipal, le fantastique Matra-Racing de Madjer, l'international algérien offrant en personne (et à quelque minutes de la fin), la qualification à ses partenaires. « Des moments comme ceux-là sont inoubliables », commentait Gilles Sepchat. « Voilà pourquoi, j'aimerai que nous passions ce tour. Pour les trois anciens, mais également pour le reste du groupe ».

De là à imaginer que Mamers est en effervescence, il y a un pas, qu'il ne servirait à rien de franchir. " Nous sommes conscients qu'un joli coup est à portée de fusil. Sortir de la Ligue du Maine (que deux qualifiés) n'est pas facile. Cela s'apparente à un parcours du combattant en raison de la présence des C.N.3 (rapidement disparues) ». C'est pour cette raison que l'entraîneur samiste rêve, rêve. ..D'une issue favorable dimanche soir. « Je sais que notre adversaire sera dans les mêmes dispositions mentales que nous. Mais cette participation au prochain tour (tirage géographique), il nous la faut. C'est l'année où jamais ».

Installés dans la première moitié du tableau pour leur retour en DH, les Samistes peuvent effectivement aborder la confrontation de demain, l'esprit totalement libéré. « L'an passé, l'accession était une priorité. Cette saison, nous nous étions fixés comme objectifs, la montée de notre équipe B ainsi qu'un truc sympa en : coupe ». Plus question donc de reculer. « Je souhaitais tomber sur Saint Berthevin, parce. que nous ne les connaissons pas. L'attrait de la nouveauté est un facteur parfois déterminant en ce qui concerne le respect des consignes ». Des consignes qui n'auront rien

, sensationnelles, les Mamertins etant passes maîtres dans l'art de presser l'adversaire, même si leurs qualités s'expriment beaucoup mieux lorsqu'ils sont en position de contre-attaquer. Et comme les Mayennais (sont toujours invaincus en DH) évoluent à peu près dans le même registre que nos représentants, celui qui trouvera le premier l'ouverture prendra assurément une option sur la qualification. Forts de leur écrasant succès sur Ernée (4/1), les Samistes bien que privés de Lecomte (suspendu) partiront avec les faveurs du pronostic. Et comme ils n'ont pas pour habitude de rater leur rendez-vous...

DEMAIN APRES MIDI (14h30) S.A. Mamers- Marqués; Chaussis (malgré une côte cassée), Farin, Jinjolet J., El Kechibi; Richard, Gohier, Jinjolet F.; Sepchat O.; Cirou, Plet; Beladj (12).
Saint Berthevin- Gendry; Hay A., Hay C., Desehlé, Dutertre; Leroyer F., Leroyer S., Carcel, Richard D., Richard F., DEsbin, Germain, Lemoine.

Le Maine Libre

 
     
 

SA Mamers A : 6 eme tour de la coupe de France
SA Mamers 1 – Saint Berthevin 2 

Les fatales prolongations

Mamers- Les Sarthois se faisaient une joie de disputer le 6e tour de la Coupe. Mais en face d'eux, les Saint Berthevinois, tout auréolés par leur invincibilité en championnat, souhaitaient également remporter cette « finale » de la Coupe du Maine!

Durant une petite heure, les Samistes crurent détenir leur billet pour le prochain tour, Cirou étant passé par là. Mais pour n'avoir pas su se mettre à l'abri, alors que par deux fois, les occasions se présentèrent à eux, Chaussis et ses partenaires se retrouvèrent « gros jean comme devant » lors des prolongations, que les Mayennais abordèrent avec une fraîcheur physique supérieure.

Cirou de la tête.

Dans l'entourage de Mamers, on ne savait pas trop de choses sur ces surprenants Saint Berthevinois. Maintenant, chacun: peut en parler avec respect. la troupe à D. Maheu possédant un fond de jeu (parfois à une touche de balle) séduisant. notamment en contre.

Face à ces modèles réduits (c'est vrai qu'ils ne possèdent pas de gabarits), les Samistes entamèrent les hostilités avec une belle rage de vaincre. Très agressifs sur le porteur du ballon, ils ne laissèrent que les miettes du festin à leurs adversaires, surpris par tant d'engagement. Un retourné de Jinjolet J. (24e ), un coup de tête de Gohier (26e ), la « cassure» semblait inéluctable Malgré une frappe croisé de Richard (le Mayennais) frôlant le poteau de Marqués. Après qu'une puissante tête de Plet (33e) ait été détournée sur sa ligne par le portier de Saint Berthevin, Cirou se trouvait à point nommé pour ouvrir (tête) le score (34e). « Je pensais que nous avions fait le plus difficile ». Gilles Sepchat avait d'autant plus raison, que Cirou eut une fantastique balle de break, renvoyée par deux fois par un pied miraculeux (64e). « Je ne lui jette pas la pierre, mais cette balle nous la voyions toute dedans ».

Cette occasion allait être le tournant de cette partie, puisque dans la minute suivante, Marqués se trouait sur corner, ce dont profitait Lemoine pour expédier le cuir sous la transversale, Hay C. se montrant plus prompt que Jinjolet J. pour la pousser au fond filets (66e).

Cette égalisation assomma les locaux, qui avaient effectivement beaucoup donné jusqu'alors. Cette baisse de régime, cet à peu près dans l'enchaînement des actions furent aussitôt exploités par les remuants mayennais, Lemoine obligeant Marqués (70" ) à une parade réflexe. Alors que l'on s'acheminait vers les prolongations, Hay A. s'échappait sur son flanc droit, son tir croisé venant mourir sur la base du poteau mamertin. Que cette fin de match avait été difficile.

Tout comme le début des prolongations qui vit Hay C. (encore lui) trouver l'ouverture suite à un corner trop faiblement renvoyé (100" ). Dur, dur...

Jetant alors toutes leurs forces ces dans la bataille, les Samimstes étaient à deux doigts du bonheur, Farin exploitant un coup-franc rapidement joué Cirou (115e ) pour égaliser. Hélas, le juge de touche avait (trop) prestement levé son drapeau (hors-jeu 7). Ce n'était vraiment pas le jour des Sarthois qui perdait dans cet ultime fait de match, El Kéchibi (expulsion). Gilles Sepchat avait certainement d'une autre issue.

Fiche technique- Saint Berthevin (DH) bat SA Mamers (DH) : 2/1 (0/1). 450 spectateurs.
Buts- Mamers: Cirou (34e );
Saint Berthevin : Hay C. (67 et 100e ).
Expulsion- El Kéchibi (119e ) pour Mamers

Gilles Sepchat SA Mamers

Nous n'avons pas su gérer notre avance

Mamers. - l'ambiance était lourde dans les vestiaires mamertins. Il est vrai que le coup était passé bien près. D'autant plus près que l'égalisation (durant les prolongations) ne faisaient pas l'ombre d'un doute pour les joueurs!

Gilles Sepchat, l'entraîneur des samistes n'était pas le mmoins contrarié par cette élimination. Il est vrai que ce 7e tour, même du banc de touche, il en rêvait « C'est une' très grosse déception que de n'avoir pas su se dépêtrer des mayennais. Pourtant, en ouvrant le score, en les prenant constamment à la gorge, je pensais que nous avions fait le plus dur », Durant cette période faste, Chaussis et ses partenaires ne furent pas avares de débauche d'énergie. Un engagement physique de tous les instants qu'ils payèrent au prix fort, lorsque les Saint-Berthevinois revinrent dans leur roue peu après "heure de jeu. « Nous prenons un but bête par excellence. On concède un corner inutile et sur celui-ci notre portier n'arrive pas à dégager ». L'enchaînement fatidique qui bouleversera toutes les données de cette partie. « Nous n'avons pas su gérer notre avance, A 1-0, il convenait de se laisser dominer comme cela avait été le cas à Ecommoy. Au lieu de cela, nous sommes partis à abordage comme si de rien n'était», à la grande joie des mayennais très à l'aise en situation de contre.

Dans le vestiaire d'un côté, Didier Maheux, .l'entraîneur Saint-Berthevinois savourait cette victoire. « Atteindre la pause avec un seul but de retard n'était pas une trop mauvaise affaire, parce que jusqu'alors nous n'avions pas été à la hauteur, balancés comme eux n'étant pas dans notre registre. Et puis surtout durant cette première période l'arbitrage ne nous avait guère favorisé au point que je craignais que cette partie ne dégénère ». Il s'en fallut d'ailleurs de fort peu que le laxisme de l'homme en noir ne fasse effectivement perdre les pédales aux acteurs. « Nous n'avons pas volé cette qualification dans la mesure où physiquement nous étions beaucoup plus fringants que nos adversaires ». Ce à quoi réencherissait Gilles Sepchat: « Cette baisse de régime en fin de partie n'avait rien d surprenant dans la mesure où nous avons durant une heure fait l'essentiel du jeu ».

Maintenant, il reste aux samistes à digérer ces 120 minutes menées tambour battant, la revanche (pour le compte du championnat) ne devant pas tarder à arriver.

Le Maine Libre